top of page
Rechercher
  • Photo du rédacteurAdmin

L’intelligence émotionnelle, qu’est-ce que c’est ?

Dernière mise à jour : 26 mars 2021

On l’entend partout, tout le temps, de plus en plus. Mais sait-on vraiment ce que c’est ?


L’intelligence émotionnelle ne signifie pas seulement « être gentil », mais plutôt savoir dire franchement une vérité parfois inconfortable pour l’autre. C’est aussi être capable de gérer ses émotions internes de la manière la plus juste et efficace. Les sentiments sont indispensables aux décisions rationnelles. Ils nous guident dans nos choix et nos prises de décisions.


Notre niveau d’intelligence émotionnelle n’est pas fixé génétiquement, pas plus qu’il ne se développe pendant la petite enfance. A la différence du QI qui évolue peu à partir de l’adolescence, l’intelligence émotionnelle est pour la plus grande part apprise et elle continue à se développer au fur et à mesure que s’accroît notre expérience de la vie. Plus la vie avance, plus on est capable de gérer nos émotions et impulsions, de se motiver et d’affiner notre empathie et notre aisance sociale.

Cet épanouissement de l’IE à un nom : la maturité.


Quand on fait travailler son intelligence émotionnelle, on parcourt 5 domaines principaux :

- La connaissance des émotions

- La maîtrise de ses émotions

- L’auto-motivation

- La perception des émotions d’autrui

- La maîtrise des émotions humaines


Ces 5 domaines interviennent dans 5 catégories qui regroupent 15 compétences que l'on peut et doit développer pour notre bien-être !

Elles sont énoncées par Daniel Goleman et vous les trouverez dans le visuel ci-dessous :






Ca se passe comment dans ma tête quand une émotion arrive ?


Le thalamus sensoriel reçoit les informations envoyées par tous nos sens et les transmet à l’amygdale, siège de nos émotions. L’amygdale choisie alors le circuit court ou le circuit long pour répondre à la situation.


L’amygdale emmagasine tout un répertoire de souvenirs et de réactions dans lequel nous puisons sans en être pleinement conscients.


« Nos émotions ont leur propre esprit, un esprit qui à ses idées à lui, tout à fait indépendantes de celles de l’esprit rationnel. » Daniel Goleman

Ces opinions inconscientes sont des souvenirs affectifs dont l’amygdale est le siège.


Si l’hippocampe mémorise les faits bruts, l’amygdale retient la saveur émotionnelle qui leur est attachée.


Plus l’amygdale est excitée ; plus profonde sera l’empreinte ; les souvenirs d’évènements effrayants sont pratiquement indélébiles.


Le cerveau possède 2 systèmes de mémoire : l’un pour les faits ordinaires, l’autre pour les faits chargés d’émotions.


Point négatif : l’amygdale compare les événements actuels aux évènements passés. Elle procède par association : quand un élément clé de la situation actuelle est semblable à un élément du passé elle assimile immédiatement les deux situations, ce qui explique le manque de précision du système. Il nous ordonne de réagir à la situation présente en fonction de pensées, d’émotions et de réactions tirées de circonstances qui ne sont souvent que vaguement semblables à la situation actuelle.


Conséquences : une mauvaise prise de décision. Ces erreurs résultent de décisions fondées sur le sentiment et non sur la réflexion. Les conclusions sont tirées trop vite, l’alarme se déclenche avant d’avoir reçu confirmation des faits.

Il ne faut donc pas s’étonner si nous manquons de jugement lorsque nous sommes la proie des émotions.


Quand l’intelligence émotionnelle n’est pas suffisamment développée chez un individu, l’amygdale prend le contrôle et réagit aux situations de manière trop rapide, dans l’urgence, les émotions sont alors incontrôlées et s’expriment de manière trop puissante (circuit court).

Travailler son intelligence émotionnelle, c’est apprendre à utiliser la réaction néocorticale, plus lente, mais plus réfléchie comme nous allons le voir ci-dessous (circuit long).


Le cortex préfrontal : il est le chef d’orchestre des émotions.

Il est le centre qui tempère la réaction de l’amygdale, point de départ de la planification et de l’organisation de nos actions d’ordre émotionnel. Lorsqu’une émotion est suscitée, les lobes préfrontaux évaluent en quelques instants le rapport risque/bénéfice pour chaque réaction possible et misent sur celle qu’ils jugent la meilleure.

La réaction néocorticale est plus lente que le mécanisme d’urgence mais elle est plus judicieuse et plus réfléchie.


Les moments d’emportement impliquent vraisemblablement une double dynamique : l’excitation de l’amygdale et l’incapacité d’activer les processus néocorticaux qui équilibrent les réactions émotives.


Le lobe préfrontal gauche agit comme un thermostat neuronal en tempérant les émotions déplaisantes. Il neutralise et modère les émotions négatives, à l’exception des plus fortes.

Le lobe préfrontal droit est le siège des sentiments négatifs (peur, agressivité)

Le lobe gauche tient le lobe droit en bride en l’inhibant.


Si l’amygdale fait office de signal d’alarme, le lobe préfrontal gauche participe du dispositif pour atténuer les émotions perturbatrices.

Ces liaisons entre les zones préfrontales et limbiques jouent un rôle décisif dans la vie mentale, qui va bien au-delà d’un réglage minutieux des émotions, elles sont indispensables pour nous guider lorsque nous prenons les grandes décisions de notre existence.





Il faut donc trouver le bon équilibre entre les émotions et la raison, l’harmonisation entre le cœur et la tête.



Gérer ses émotions, ça motive !


Pour donner le meilleur d’eux-mêmes, les gens doivent aimer ce qu’ils font et trouver du plaisir à le faire.


Motivation et émotion sont deux mots dérivés du latin movere, qui signifie « bouger », « mouvoir ». Une émotion c’est, littéralement, ce qui nous meut, nous fait avancer vers un objectif. Tout grand travail commence par une grande émotion.

C’est un handicap de ne pas savoir gérer et exprimer adéquatement ses émotions.



A quoi me sert l’intelligence émotionnelle en entreprise ?


L’empathie est l’aptitude de base qui sous-tend toutes les compétences humaines importantes pour le travail.

Ces compétences sont :

- Comprendre les autres : deviner ce qu’ils ressentent, épouser leur points de vue, s’intéresser authentiquement à leurs préoccupations.

- Etre axé sur le service : anticiper, reconnaître et satisfaire les besoins des clients.

- Enrichir les autres : sentir les lacunes éventuelles des autres et stimuler leurs aptitudes.

- Tirer profit de la diversité : cultiver les opportunités qu’apportent des êtres très divers.

- Posséder un sens politique : être capable de jauger les conflits politiques et humains qui traversent une entreprise.


Un des ingrédients qui conditionne l’efficacité d’une équipe est l’élément humain, et les rapports que tissent les membres du groupe à l’intérieur et à l’extérieur de celui-ci.

Plusieurs compétences de professionnels d’exception dérivent de ce talent d’intégration sociale :

- Nouer des liens : savoir entretenir des rapports fructueux

- La collaboration et la coopération : travailler avec les autres à des buts communs

- L’aptitude à travailler en équipe : savoir créer une synergie dans le travail avec des buts communs.




« C’est joli tout ça mais moi j’ai toujours été comme ça, ça va pas changer ! »


Au niveau neurologique, la culture d’une nouvelle compétence signifie le dépérissement d’une ancienne habitude (un automatisme cérébral) et son remplacement par une nouvelle habitude. Le stade final de la maîtrise d’une compétence est atteint quand le vieil automatisme est supplanté par le nouveau. C’est le moment où le changement de comportement se stabilise, rendant improbable un retour à la vieille habitude.


« Ah ! Donc tout le monde peut y arriver, mais encore faut-il le vouloir. »


Et la fluidité dans tout ça ?

La fluidité c’est le summum de l’intelligence émotionnelle et vous la trouverez dans un article précédent sur mon blog :

https://juliedalt.wixsite.com/jdlifecoach/post/la-fluidit%C3%A9-cet-oasis-tant-recherch%C3%A9


Il y a encore beaucoup à dire, mais ça suffira pour aujourd’hui.


Julie



Merci à Daniel Goleman pour son magnifique livre sur l’intelligence émotionnelle sans qui je n’aurais pas pu rédiger tout cela. Aussi à Idriss Aberkane et son livre Libérez votre cerveau !

Et à mon super cheval Iwan, qui me fait travailler mon intelligence émotionnelle au quotidien !


Vous vous y mettez quand ? :)



254 vues0 commentaire

Comments


bottom of page